| 29. Exégèse Linguistique Le verset déploie un parallélisme antithétique en deux membres coordonnés par la conjonction vav oppositive. Le premier membre, erekh appayim {אֶרֶךְ אַפַּיִם | ʾe-rekh ʾap-pā-yim} ‘lent à la colère’, s’associe à rav tevunah {רַב־תְּבוּנָה | rav tə-vu-nāh} ‘abondance de compréhension’, formant une proposition stative sans verbe explicite. Le second membre emploie ketsar ruach {קְצַר־ר֝֗וּחַ | qə-ṣar rū-aḥ} ‘esprit bref’ suivi du participe hifil merim {מֵרִים | mē-rîm} ‘qui expose’ et de ivvelet {אִוֶּלֶת | ʾiw-we-let} ‘folie’, introduisant une action manifeste. Cet agencement renforce le contraste entre la maîtrise intérieure et l’expression de la sottise. |