| 13. Exégèse Linguistique Le verset suit une structure parallèle qui oppose deux états internes et leurs effets externes. La première proposition est nominale avec lev sameach {לֵב שָׂמֵחַ | lēḇ śā-mē-aḥ} 'cœur joyeux', où le substantif "cœur" précède l’adjectif, soulignant la source de la joie. Yeitav {יֵיטִב | yē-ṭîḇ} 'rendre beau' est un verbe Hifil imparfait marqué d'une action en cours, appliqué à panim {פָּנִים | pā-nîm} 'visage'. La conjonction adversative u- {וּ} 'mais' introduit la transition, suivie par atsvat-lev {עַצְּבַת־לֵב | ʿaṣ-ḇaṯ-lēḇ} 'tristesse du cœur' en état construct marquant la cause interne. Le participe Nifal neche’ah {נְכֵאָה | nə-ḵē-ʾā(h)} 'être abattu' décrit un état passif affectant ruach {רוּחַ | rū-aḥ} 'esprit'. Le contraste direct entre la joie et la tristesse et entre le rayonnement et l'abattement est renforcé par l’ordre et la répétition du substantif "cœur". |