| 15. Exégèse Linguistique Le verset met en parallèle deux participes Hifil : matsdiq {מַצְדִּיק | maṣ-dîq} ‘il justifie’ associé à rasha {רָשָׁע | rā-šāʿ} ‘coupable’, et u-marshi’a {וּמַרְשִׁיעַ | ū-mar-šî-ʿa} ‘il condamne’ à tsaddiq {צַדִּיק | ṣad-dîq} ‘juste’. Cette structure souligne l’injustice morale de chaque acte. Le groupe nominal toavat Yahweh gam-shenehem {תּוֹעֲבַת יְהוָה גַּם־שְׁנֵיהֶם | tô-ʿă-vaṯ Yə-hō-wāh gam-šə-nê-hem} ‘abomination pour le SEIGNEUR de ces deux actes’ forme le prédicat, renforcé par gam-shenehem qui insiste sur l’égalité de la réprobation. Ce parallélisme binaire, typique de la poésie sapientiale, accentue la gravité de l’injustice. |