| 2. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la particule additive gam {גַּ֤ם | gam} qui renforce l’intensité du proverbe. Le groupe prépositionnel be-lo daat {בְּלֹא־דַ֣עַת | bə-lō da-ʿat} qualifie nefesh {נֶ֣פֶשׁ | ne-feš} (« être ») avant l’adjectif négatif lo-tov {לֹא־ט֑וֹב | lō-ṭōv}, établissant une construction équivalente à « dépourvu de connaissance, l’âme n’est pas bonne ». La conjonction vav dans ve-ats {וְאָ֖ץ | wə-ʾāṣ} introduit la seconde proposition en tant que conséquence, le participe Qal exprimant l’action de précipitation. L’expression de moyen be-raglayim {בְּרַגְלַיִ֣ם | bə-rag-layim} précise la modalité, et le participe hote {חוֹטֵֽא | ḥō-ṭēʾ} souligne la faute comme aboutissement de cette hâte. L’enchaînement « absence de connaissance → précipitation → faute » reflète la logique causale de la sagesse biblique, où chaque étape découle naturellement de la précédente. |