| 15. Exégèse Linguistique Le verset présente un parallélisme binaire typique de la poésie sapientielle. Il commence par simchah {שִׂמְחָה | šimḥā(h)} 'joie', mise en tête pour souligner la dimension affective. L’expression latsaddiq {לַצַּדִּיק | la-ṣaddîq} 'pour le juste' identifie le bénéficiaire via une préposition. Le groupe infinitival asot mishpat {עֲשׂוֹת מִשְׁפָּט | ʿăšōṯ mištpāṭ} 'faire justice' associe un infinitif absolu à son complément direct, marquant une action générique. La conjonction vav introduit umechittah {וּמְחִתָּה | umḥittā(h)} 'ruine', amorçant le second membre parallèle. Le complément lefoalei aven {לְפֹעֲלֵי אָוֶן | ləpōʿălê ʾāwen} 'pour ceux qui agissent mal' précise l’agent et la portée morale. Le passage est transposé en SVO français pour préserver le contraste tout en assurant la clarté. |