| 1. Exégèse Linguistique Le verset établit un parallélisme par la répétition de la locution ad-anah {עַד-אָ֣נָה | ʿaḏ-ʾā-nāh} 'jusqu'à quand', introduisant deux questions symétriques. L'adresse directe à Yahweh {יְהוָ֣ה | Yə-hō-wāh} 'Tétragramme, SEIGNEUR' en tête de la première clause souligne l'intensité de la plainte. Le verbe tishkakheni {תִּשְׁכָּחֵ֣נִי | tiš-kā-ḥê-nî} 'tu m'oublieras' à l'imparfait Qal avec suffixe exprime une action continue, accentuée par l'adverbe netsach {נֶ֭צַח | ne-ṣaḥ} 'pour toujours'. La deuxième question, reprenant ad-anah, emploie le Hifil tastir {תַּסְתִּ֥יר | tas-tîr} 'tu cacheras' couplé à et-panekha {אֶת-פָּנֶ֗יךָ | ʾet-pā-nê-kha} 'ta face', formant une métonymie de l'absence divine. L'absence de conjonction entre les clauses renforce la tension et suggère un abandon ininterrompu. |