| 3. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par la coordination des impératifs habbita {הַבִּ֣יטָֽה | hab-bî-ṭāh} 'regarde' et aneni {עֲ֭נֵנִי | ʿă-nê-nî} 'réponds-moi', soulignant l’urgence de la prière. Le vocatif Yahweh {יְהוָ֣ה | Yə-hō-wāh} 'SEIGNEUR' accolé à Elohai {אֱלֹהָ֑י | ʾĕ-lō-hāy} 'mon Dieu' associe autorité et relation intime, traduisant à la fois l’autorité divine et la proximité personnelle du psalmiste. L’impératif hairah {הָאִ֥ירָה | hā-ʾî-rāh} 'fais briller' gouverne enai {עֵ֝ינַ֗י | ʿên-ay} 'mes yeux', sollicitant une illumination physique et spirituelle. La conjonction pen {פֶּן־ | pen} 'de peur que' introduit la proposition jussive ishan {אִישַׁ֥ן | ʾî-šan} 'je ne dorme', marquant la crainte d’une issue mortelle, tandis que le terme hammavet {הַמָּֽוֶת׃ | ham-mā-weṯ} 'la mort' conclut la condition et met en relief le péril imminent. Cette progression impératifs–jussive–conséquence imprime un rythme lancinant à la détresse du psalmiste. |