| 3. Exégèse Linguistique L’ordre hébreu place en tête le mot hakol {הַכֹּ֥ל | ha-kōl} 'tout' suivi du parfait sar {סָר | sār} pour souligner l’achèvement de la rupture morale collective. L’adverbe yaḥdāw {יַחְדָּו | yaḥ-dāw} 'ensemble' renforce l’idée de solidarité dans le mal, puis le Niphal parfait neʾelāḥū {נֶאֱלָחוּ | ne-ʾe-lā-ḥū} 'ils ont été corrompus' marque la passivité de la décadence. Le participe ʿōśêh-ṭôḇ {עֹשֵׂה־טוֹב | ʿō-sêh-ṭôḇ} 'faisant le bien' est isolé par la formule ein … ein … gam … ʾeḥāḏ, créant une double négation qui exclut définitivement toute action vertueuse. En français, on reproduit cette intensité rhétorique par l’alternance de négations et l’insistance adverbiale. |