| 16. Exégèse Linguistique La structure grecque commence par la conjonction kai {καὶ | kaí} ‘et’, qui relie cette action à ce qui précède. Le verbe principal ebalen {ἔβαλεν | é-ba-len} ‘il jeta’ (aoriste actif indicatif) marque une action soudaine et décisive. L’expression ho kathemenos {ὁ καθήμενος | ho ka-thḗ-me-nos} ‘celui qui est assis’ est un participe substantivé, ho définissant kathemenos comme sujet identifié. La préposition epi avec le génitif dans epi tes nepheles {ἐπὶ τῆς νεφέλης | e-pì tês ne-phé-lēs} ‘sur la nuée’ indique la position céleste du sujet. L’objet direct to drepanon autou {τὸ δρέπανον αὐτοῦ | tò dré-pa-non au-toû} ‘sa faucille’ précède le groupe prépositionnel epi ten gen {ἐπὶ τὴν γῆν | e-pì tḕn gḗn} ‘sur la terre’, mettant en valeur l’instrument avant sa cible. La conjonction kai introduit la proposition secondaire, où l’aoriste passif etheristhe {ἐθερίσθη | e-the-rís-thē} ‘fut moissonnée’ prend pour sujet nominatif he ge {ἡ γῆ | hē gḗ}, soulignant la passivité de la terre face à l’intervention divine. En français, la transformation du participe plus article en proposition relative et le choix du passé simple et de la voix passive restituent l’effet narratif et l’idée d’un jugement inexorable. |