| 8. Exégèse Linguistique La structure grecque s’ouvre avec kai {Καὶ | kaí} « et », reliant cette vision à la précédente. Le syntagme allos deuteros angelos {ἄλλος δεύτερος ἄγγελος | állos deúteros ángelos} emploie deux adjectifs en apposition pour situer ce messager dans une série. L’aoriste ēkolouthēsen {ἠκολούθησεν | ēkolóuthēsen} marque l’action inaugurale, suivi du participe legōn {λέγων | légōn} « disant » qui introduit le discours direct. La duplication epesen epesen {Ἔπεσεν ἔπεσεν | Épesen épesen} instaure un parallélisme emphatique soulignant la certitude du jugement. Babylōn hē megalē {Βαβυλὼν ἡ μεγάλη | Babulōn hē megálē} place la puissance de Babylone au centre, l’adjectif renforçant son prestige. La relative introduite par hē {ἣ | hḗ} expose la cause et l’étendue du jugement en juxtaposant une série de génitifs (« ek tou oínou tou thymou tês porneías autēs ») et un parfait (pepotiken {πεπότικεν | pepótiken}) pour insister sur l’effet durable de la corruption sur panta ta ethnē {πάντα τὰ ἔθνη}. En français, cette chaîne est restituée par une subordonnée relative accompagnée de compléments prépositionnels, conservant la causalité et l’universalité. |