| 5. Exégèse Linguistique La conjonction kai {καί | kaí} 'et' relie cet oracle à la séquence précédente. Le verbe ἔκουσα {ἤκουσα | ḗ-kou-sa} 'j’ai entendu' à l’aoriste introduit un témoignage auditif. Le groupe génitif τοῦ ἀγγέλου τῶν ὑδάτων {τοῦ ἀγγέλου τῶν ὑδάτων | toû an-ggé-lou tṓn hy-dá-tōn} désigne l’ange responsable de la sphère des eaux, cohérent avec les jugements versés sur mers et fleuves. Le participe λέγοντος {λέγοντος | lé-gon-tos} 'disant' au génitif s’accorde avec ἀγγέλου et introduit le discours direct. L’exclamation Δίκαιος εἶ {Δίκαιος εἶ | Dí-kai-os eî} place l’adjectif avant la copule pour accentuer la justice divine. La séquence ὁ ὢν καὶ ὁ ἦν ὁ ὅσιος {ὁ ὢν καὶ ὁ ἦν ὁ ὅσιος | ho ṓn kaí ho ē̂n ho hó-si-os} articule trois désignations — 'celui qui est', 'celui qui était', 'le saint' — formant un titre solennel rappelant l’auto-désignation divine du livre. La conjonction causale ὅτι {ὅτι | hó-ti} 'car/puisque' introduit τὰῦτα ἔκρινας {ταῦτα ἔκρινας | taû-ta é-kri-nas}, où le démonstratif neutre pluriel désigne les jugements prononcés, justifiant l’acclamation. |