| 12. Exégèse Linguistique Le verset commence par la conjonction kai {καὶ | kaí} « et », poursuivant le fil de la vision antérieure. Le segment ta deka kerata ha eides {τὰ δέκα κέρατα ἃ εἶδες | tà dé-ka ké-ra-ta ha eî-des} place en tête l’élément symbolique (« les dix cornes que tu as vues ») comme complément d’objet direct. La construction appositive deka basileis eisin {δέκα βασιλεῖς εἰσιν | dé-ka ba-si-leîs ei-sin} identifie ces cornes à dix rois. La subordonnée introduite par hoitines {οἵτινες | hoí-ti-nes} précise leur état via basileian oupō elabon {βασιλείαν οὔπω ἔλαβον | ba-si-leí-an oú-pō é-la-bon}, où l’ordre objet-verbe accentue qu’ils n’ont pas encore reçu leur royaume. La conjonction de contraste alla {ἀλλὰ | al-lá} oppose cette absence à l’octroi d’exousian hōs basileis mian hōran lambanousin {ἐξουσίαν ὡς βασιλεῖς μίαν ὥραν λαμβάνουσιν | ex-ou-sí-an hōs ba-si-leîs mí-an hō-ran lam-bá-nou-sin}, où l’objet « autorité » précède le verbe pour souligner le don effectif, comparé au pouvoir royal et limité à « une heure ». La préposition meta tou thēriou {μετὰ τοῦ θηρίου | me-tá toû thē-rí-ou} exprime l’accompagnement avec la bête, marquant l’alliance entre ces rois et la puissance hostile. Cette syntaxe met en tension leur dignité royale symbolique et la précarité de leur autorité. |