| 6. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par kai eidon {καὶ εἶδον | kaí eî-don} qui lie cette vision à la séquence précédente tout en introduisant la perception directe par l’aoriste. L’accusatif tèn gynaika methuousan {τὴν γυναῖκα μεθύουσαν | tḕn gu-naî-ka me-thú-ou-san} combine substantif et participe présent pour décrire l’état continu de la femme. La double préposition ek tou haimatos {ἐκ τοῦ αἵματος | ek toû haî-ma-tos} suivie de deux génitifs parallèles tōn hagiōn et tōn martyrōn Iēsou {τῶν ἁγίων | ha-gí-ōn; τῶν μαρτύρων Ἰησοῦ} met en relief la provenance du sang, soulignant le sacrifice des saints et des témoins liés à Jésus. Ce parallélisme insistant produit un effet rhétorique qui intensifie la culpabilité de la femme dans la persécution. |