| 2. Exégèse Linguistique La conjonction kai ekraxen {καὶ ἔκραξεν | kaí é-krak-sen} relie cette proclamation aux versets précédents et emploie l’aoriste pour souligner l’irruption soudaine du message. L’expression en ischyra phōnē {ἐν ἰσχυρᾷ φωνῇ | en is-khy-rā phō-nē} marque le moyen—le datif instrumental—mettant en avant l’intensité du cri. Le participe legōn {λέγων | lé-gōn} introduit le discours direct qui commence par le double epesen epesen Babylōn hē megalē {Ἔπεσεν ἔπεσεν Βαβυλὼν ἡ μεγάλη | É-pe-sen É-pe-sen Ba-by-lōn hē me-gá-lē}, une figure de redoublement qui insiste sur l’inévitabilité du jugement. Le verbe egeneto {ἐγένετο | e-gé-ne-to} ouvre une phrase nominale composée de katoikētērion daimoniōn {κατοικητήριον δαιμονίων | ka-toi-kē-tē-ri-on dai-mo-ní-ōn}, puis d’une triple anaphore avec phylakē pantos {φυλακὴ παντὸς | phy-la-kē pan-tós} plus genitif (pneumatos, orneou, thēriou {πνεύματος, ὀρνέου, θηρίου | pneu-ma-tos, or-né-ou, thē-rí-ou}) pour décrire la Babylone jugée comme centre de toute impureté spirituelle, aérienne et animale. Le participe parfait memisēmenou {μεμισημένου | me-mi-sē-me-nou} offre une qualification finale qui souligne la haine durable attachée à ces créatures impures. Les deux traductions respectent la structure grecque tout en s’ajustant au style respectif : le formel conserve les répétitions et l’énumération rigoureuse, la dynamique privilégie la lisibilité et des variations lexicales pour un rendu plus vivant. |