| 5. Exégèse Linguistique Le verset commence avec hoti {ὅτι | hó-ti}, conjonction causale qui introduit la raison du jugement. La voix passive ekollethesan {ἐκολλήθησαν | e-kol-lḗ-thē-san}, aoriste passif, présente l’accumulation achevée des péchés (hamartiai au nominatif) et s’appuie sur autes {αὐτῆς | au-tês} au génitif pour désigner la possesseure. L’expression prépositionnelle achri tou ouranou {ἄχρι τοῦ οὐρανοῦ | á-chri toû ou-ra-noû} marque l’extension jusqu’à la limite céleste. La conjonction kai {καὶ | kaí} coordonne la proposition suivante, où emnemoneusen {ἐμνημόνευσεν | em-nē-mó-neu-sen}, verbe aoriste actif, a pour sujet explicite ho theos {ὁ θεὸς | ho the-ós}. L’objet direct ta adikēmata {τὰ ἀδικήματα | tà a-di-kí-ma-ta}, complété par autes, précise que Dieu garde en mémoire les injustices de la cité. En français, on conserve l’ordre causal puis consécutif en rendant la voix passive et l’aoriste par des tournures naturelles. |