| 6. Exégèse Linguistique Le verset juxtapose trois impératifs aoristes successifs – apodote {ἀπόδοτε | a-pó-do-te} « rendez », diplōsate {διπλώσατε | di-plṓ-sa-te} « doublez » et kerasate {κεράσατε | ke-rá-sa-te} « versez » – tous cadrés par le datif autē {αὐτῇ | au-tê} « à elle », désignant Babylone comme destinataire du jugement. La conjonction comparative hōs {ὡς | hōs} instaure la réciprocité en écho à l’aoriste apedōken {ἀπέδωκεν | a-pé-dō-ken} « elle a rendu ». Le syntagme kata ta erga autēs {κατὰ τὰ ἔργα αὐτῆς | ka-tá ta ér-ga au-tês} « selon ses œuvres » précise la proportionnalité de la peine, tandis que diploun {διπλοῦν | di-plûn} renforce l’intensité du châtiment. La métaphore de la coupe se déploie dans en tō potērion hō ekerasen {ἐν τῷ ποτηρίῳ ᾧ ἐκέρασεν | en tō po-tḗ-rī-on hō e-ké-ra-sen} « dans la coupe qu’elle a versée », avant que kerasate autē diploun {κεράσατε αὐτῇ διπλοῦν | ke-rá-sa-te au-tê di-plûn} « versez-lui doublement » n’achève l’image du breuvage de colère intensifié. Cette structuration, fondée sur l’enchaînement et la comparaison, souligne l’équité et l’inévitabilité du jugement divin. |