| 11. Exégèse Linguistique La vision s’ouvre par le verbe eidon {εἶδον | eî-don} « je vis », typique des récits apocalyptiques pour marquer le point de vue oculaire. Le groupe ton ouranon eneōgmenon {τὸν οὐρανὸν ἠνεῳγμένον | tón ou-ra-nón ē-ne-ōg-mé-non} constitue un complément d’objet direct qualifié par un participe parfait passif insistant sur l’état permanent du ciel « ouvert ». L’interjection idou {ἰδοὺ | i-doú} introduit la scène suivante et intensifie l’effet de surprise avant hippos leukos {ἵππος λευκός | híp-pos leu-kós} « cheval blanc », terme chargé d’allusions à la pureté et à la victoire. La conjonction kai coordonne ho kathēmenos {ὁ καθήμενος | ho ka-thḗ-me-nos} assis sur le cheval, un syntagme articlé par « celui qui » et un participe, établissant un titre. Les appositions pistos, kaloumenos et alēthinos {πιστὸς καλούμενος καὶ ἀληθινός | pís-tos ka-loú-me-nos kaì a-lē-thi-nós} forment un ensemble christologique : « appelé Fidèle et Véritable ». La clause finale, introduite par en dikaiosynē, lie le complément de manière aux deux verbes coordonnés krinei et polemei {κρίνει καὶ πολεμεῖ | krí-nei kaì po-le-meî}, signalant que jugement et guerre s’opèrent continûment « selon la justice », choix du présent rendant l’action caractéristique du cavalier. |