| 1. Exégèse Linguistique La conjonction kaí {καί | kaí} introduit la continuation du récit visionnaire, liant la scène à ce qui précède. Le verbe aoriste eîdon {εἶδον | eî-don} marque une perception unique, suivi de deux objets accusatifs (ouranon, gēn) qualifiés par l’adjectif kai-nós/kainḗn {καινός/καινή | kai-nós/kainḗ} qui met l’accent sur la qualité de la nouveauté. La particule explicative gár {γάρ | gár} précède la clause explicative dont le sujet composé ho prṓ-tos oura-nós kaí hē prṓ-tē gē̂ {ὁ πρῶτος οὐρανός καὶ ἡ πρώτη γῆ} est porté par apêl-than {ἀπῆλθαν | apêl-than}, formant une suppression définitive de l’ordre ancien. La coordination kai hē thálassa ouk é-stin é-ti {καὶ ἡ θάλασσα οὐκ ἔστιν ἔτι} ajoute la mer niée, renforçant la structure tripartite ciel–terre–mer. En français, on opte pour « s’en étaient allés » ou « avaient disparu » selon le registre, et on distingue « n’existait plus » de « avait cessé d’être » pour restituer la force de l’adverbe éti. |