| 8. Exégèse Linguistique Le verset débute par la double négation medeni meden opheilete {Μηδενὶ μηδὲν ὀφείλετε | Mē-de-nì mē-DEN o-PHEI-le-te} qui exprime une injonction générale « ne rien devoir à personne ». L’exception est marquée par la construction ei mē to agapan allelous {εἰ μὴ τὸ ἀλλήλους ἀγαπᾶν | ei mē to a-ga-PAN al-LĒ-lous}, où l’article nominalise l’infinitif et introduit la seule dette légitime : l’amour réciproque. La proposition causale ho gar agapōn ton heteron nomon peplērōken {ὁ γὰρ ἀγαπῶν τὸν ἕτερον νόμον πεπλήρωκεν | ho gar a-ga-PŌN ton HE-te-ron NO-mon pe-PLĒ-rō-ken} fait du participe présent substantivé « celui qui aime » le sujet, le mot gar établissant le lien logique avec l’injonction, et le parfait soulignant l’accomplissement complet de la loi comme résultat de l’amour. En français, la première phrase combine une interdiction générale et son exception infinitive, la seconde met en avant la raison et le résultat de l’amour. |