| 2. Exégèse Linguistique La phrase se construit autour du balancement men...de {μὲν...δὲ | mén...dé} qui oppose deux catégories de croyants. Le pronom relatif hos {ὃς | hós} introduit la première catégorie comme sujet, immédiatement suivi de la particule men, marquant le premier pôle du contraste. Le verbe pisteuei {πιστεύει | pis-teú-ei} au présent indicatif exprime une confiance actuelle et durable, tandis que l’infinitif aoriste phagein panta {φαγεῖν πάντα | pha-geîn pán-ta} fonctionne comme complément de ce verbe, décrivant la capacité ou la permission perçue de « manger toutes choses » en bloc, sans détailler des actes séparés. Le second membre commence avec ho de asthenon {ὁ δὲ ἀσθενῶν | ho dé as-the-nôn}, où l’article ho substantivise le participe présent asthenon, désignant une catégorie reconnaissable « le faible », et le présent du participe décrit un état continu plutôt qu’un épisode ponctuel. Enfin, la structure lachana esthiei {λάχανα ἐσθίει | lá-cha-na es-thí-ei} place l’objet « légumes » avant le verbe, ce qui met en relief la restriction alimentaire, tandis que le présent de esthiei indique une habitude. En français, l’ordre sujet–verbe–complément est adopté pour chaque groupe, et le contraste grec men...de est rendu par une opposition claire entre les deux hémistiches, tout en explicitant le sens catégoriel (« celui qui », « le faible », « certaines personnes ») implicite en grec. |