| 20. Exégèse Linguistique Le verset se compose de deux segments contrastés. 1. L’impératif négatif μὴ κατάλυε {μὴ κατάλυε | mḕ katálye} interdit de « détruire » de manière continue, avec ἕνεκεν βρώματος {ἕνεκεν βρώματος | héneken brṓmatos} précisant la cause déraisonnable (la nourriture). L’objet direct τὸ ἔργον τοῦ θεοῦ {τὸ ἔργον τοῦ θεοῦ | tò érgon toû theoû} désigne l’œuvre divine (génitif de possession). 2. La particule mén…allà introduit la vérité générale πάντα μὲν καθαρά {πάντα μὲν καθαρά | pánta mèn kathará} (« tout est pur ») puis l’opposition ἀλλὰ κακόν τῷ ἀνθρώπῳ {ἀλλὰ κακόν τῷ ἀνθρώπῳ | allà kakòn tôi anthrṓpō} (« mais c’est mauvais pour l’homme »), où le datif marque la personne affectée. Le syntagme τῷ διὰ προσκόμματος ἐσθίοντι {τῷ διὰ προσκόμματος ἐσθίοντι | tôi dià proskómmatos esthíonti} substantivise le participe et exprime la cause (« manger d’une façon qui crée un obstacle »). En français formel, la structure demeure binaire (« Certes… ; mais… ») ; en dynamique, l’accent se déplace sur la relation fraternelle (« obstacle à un autre ») pour traduire le datif d’intérêt. |