| 21. Exégèse Linguistique La phrase commence par kalon {καλὸν | kalón} 'bon' au nominatif neutre, associé à l’article to {τὸ | tò} formant une expression impersonnelle signifiant « il est bon ». Cette structure nominale gouverne ensuite deux infinitifs coordonnés, phagein {φαγεῖν | pha-geîn} 'manger' et piein {πιεῖν | pi-eîn} 'boire', chacun prenant un complément d’objet direct (krea {κρέα | kré-a} 'viandes' et oinon {οἶνον | oi-non} 'vin'). La conjonction négative mē {μὴ | mē} introduit la première action interdite, et mēde {μηδὲ | mē-dé} relie les éléments suivants pour former une série de renoncements. La troisième expression, introduite par mēde et la locution prépositionnelle en hō {ἐν ᾧ | en hōi}, élargit le principe en englobant toute situation « dans laquelle » le frère est affecté. Le groupe sujet ho adelphos sou {ὁ ἀδελφός σου | ho a-del-phós sou} précède une triple série verbale coordonnée par ē {ἢ | ē} : proskoptei {προσκόπτει | pros-KOP-tei} 'trébuche', skandalizetai {σκανδαλίζεται | skan-da-LÍ-ze-tai} 'est scandalisé', asthenei {ἀσθενεῖ | as-the-NEI} 'est faible'. Cette gradation décrit divers degrés de dommage spirituel ou moral. En français formel, on conserve l’ordre et la structure impersonnelle pour refléter la syntaxe grecque, tandis que la version dynamique reformule en tournure déontique (« il vaut mieux éviter ») et rend la proposition relative par une périphrase causale (« qui pourrait faire tomber ton frère ») afin de clarifier la responsabilité éthique du lecteur. |