| 23. Exégèse Linguistique La structure grecque commence avec ho de diakrinomenos {ὁ δὲ διακρινόμενος | ho dè di-a-kri-nó-me-nos} « mais celui qui doute », marquant un contraste avec la situation précédente et mettant l’accent sur l’état intérieur plutôt que sur l’acte de manger lui-même. Le participe présent moyen-passif diakrinomenos {διακρινόμενος | di-a-kri-nó-me-nos} exprime un état continu d’hésitation ou de division intérieure. La protase conditionnelle ean phagē {ἐὰν φάγῃ | e-àn phá-gē} « s’il mange » utilise ean avec le subjonctif aoriste pour une éventualité réaliste. La principale katakekritai {κατακέκριται | ka-ta-ké-kri-tai} « il a été condamné » emploie le parfait passif, soulignant un verdict déjà posé dont l’effet perdure. La conjonction hoti {ὅτι | hó-ti} introduit la cause: ouk ek pisteōs {οὐκ ἐκ πίστεως | ouk ek pí-ste-ōs}, « pas à partir de la foi », où ek avec le génitif pisteōs {πίστεως | pí-ste-ōs} exprime l’origine intérieure de l’action. La seconde partie forme une maxime générale: pan de ho ouk ek pisteōs hamartia estin {πᾶν δὲ ὃ οὐκ ἐκ πίστεως ἁμαρτία ἐστίν | pân dè ho ouk ek pí-ste-ōs ha-mar-tí-a es-tín}. Pan {πᾶν | pân} au nominatif neutre, renforcé par le relatif ho {ὃ | ho} avec reprise du syntagme ouk ek pisteōs, généralise le principe: « tout ce qui n’est pas issu de la foi ». Le prédicat nominal hamartia estin {ἁμαρτία ἐστίν | ha-mar-tí-a es-tín} définit ontologiquement une telle conduite comme « péché ». En français, la subordination conditionnelle et causale est conservée, tandis que la maxime finale est rendue comme énoncé gnomique pour refléter la portée universelle du neutre « tout ». |