| 9. Exégèse Linguistique Le verbe ve-samti {וְשַׂמְתִּי | wə-śam-tî} au parfait souligne l’action divine achevée d’établir un espace pour Israël. Le syntagme mā-qôm lə-‘ammî yiś-rā-’ēl {מָקוֹם לְעַמִּי יִשְׂרָאֵל | mā-qôm lə-‘am-mî yiś-rā-’ēl} associe lieu, appartenance et identité nationale dans un état construct. La formule û-nə-ṭa‘-tî-hû wə-šā-ḵan taḥ-tāv {וּנְטַעְתִּיהוּ וְשָׁכַן תַּחְתָּיו | û-nə-ṭa‘-tî-hû wə-šā-ḵan taḥ-tāv} juxtapose la métaphore du planting et la promesse d’une habitation protégée. L’expression wə-lō yir-gaz ‘ōḏ {וְלֹא יִרְגַּז עוֹד | wə-lō yir-gaz ‘ōḏ} combine négation et imparfait pour insister sur la cessation définitive des troubles. La suite wə-lō-yō-sî-fū bə-nê-‘aw-lāh lə-bal-lō-tô {וְלֹא־יוֹסִיפוּ בְנֵי־עַוְלָה לְבַלֹּתוֹ | wə-lō-yō-sî-fū bə-nê-‘aw-lāh lə-bal-lō-tô} utilise le hiphil imparfait pour exprimer l’impossibilité future de l’oppression par les fils de l’injustice. Enfin, ka-’ă-šer bā-ri-šō-nāh {כַּאֲשֶׁר בָּרִאשׁוֹנָה | ka-’ă-šer bā-ri-šō-nāh} situe cette promesse dans la continuité historique, marquant un renouvellement par rapport au passé. |