| 28. Exégèse Linguistique Le texte s’ouvre par le waw consécutif de vayyelekh {וַיֵּ֗לֶךְ | wa-yē-leḵ} suivi de l’imparfait Qal de vayimtza {וַיִּמְצָ֤א | wa-yim-ṣāʾ}, établissant une progression narrative. L’objet direct est marqué par et {אֶת־ | ʾet} devant nivlato {נִבְלָתוֹ֙ | niv-lā-tō}, focalisant sur la dépouille. Le participe passif mushlekhet {מֻשְׁלֶ֣כֶת | muš-le-keṯ} dépeint l’état de la carcasse, tandis que baderekh {בַּדֶּ֔רֶךְ | ba-de-reḵ} en précise le lieu. La coordination vachamor vehaaryeh {וֽ͏ַחֲמוֹר֙ וְהָ֣אַרְיֵ֔ה | wa-ḥă-mōr wə-hā-ʾar-yeh} suivie du participe omdim {עֹמְדִ֖ים | ’om-dîm} oppose la présence animée à l’immobilité de la dépouille. La locution etsel hanevelah {אֵ֣צֶל הַנְּבֵלָ֑ה | ’ē-ṣel ha-neve-lāh} souligne leur proximité. Les négations loakhal {לֹֽא־אָכַ֤ל | lō-ʾā-khal} et veloshavar {וְלֹ֥א שָׁבַ֖ר | wə-lō ša-var} mettent en valeur l’abstention surprenante du lion. La structure binaire se traduit en deux phrases préservant la tension. |