| 4. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par le vav narratif vayehi {וַיְהִי | wa-yəhî} suivi de l’infinitif construct kishmoa {כִשְׁמֹעַ | kiš-mōaʿ}, formant une subordonnée temporelle. Le sujet hamelekh {הַמֶּלֶךְ | ham-meleḵ} est encadré par l’action qara {קָרָא | qā-rāʾ} via al-hamizbeakh {עַל־הַמִּזְבֵּחַ | ʿal-ham-miẓ-bē-aḥ}, désignant la parole contre l’autel de Béthel prononcée par ishhaelohim {אִישׁ־הָאֱלֹהִים | ʾîš-ha-ʾĕlōhîm}. Le vav + Qal wayyiqtol vayishlach {וַיִּשְׁלַח | wa-yyiš-laḥ} lie ensuite le geste menaçant de Jéroboam à l’autel (meal {מֵעַל | mē-ʿal}). La subordonnée infinitive leemor {לֵאמֹר | lē-ʾmōr} précède l’impératif tifsehu {תִּפְשֻׂהוּ | tif-sə-hū}. Le jugement divin survient dans le parfait niphal vatibash {וַתִּיבַשׁ | wa-ttî-bāš}, où la main devient sujet et subit l’action. La coordination velo yakhol {וְלֹא יָכֹל | wə-lōʾ yā-ḵōl} + infinitif lahashivah {לַהֲשִׁיבָהּ | la-ha-šī-bāh} conclut sur l’impuissance du roi. L’alternance des formes verbales crée un contraste entre initiative humaine et jugement divin. |