| 21. Exégèse Linguistique Le texte s’ouvre sur vayiggash {וַיִּגַּ֨שׁ | way-yig-gaš} ‘et il s’approcha’, où le vav consécutif + Qal wayyiqtol instaurent une dynamique narrative. La préposition el kol ha-am {אֶל־כָּל־הָעָם | ʾel kol hā-ʿām} ‘vers tout le peuple’ oriente l’action. Le cri ad matai {עַד־מָתַי | ʿad mā-tay} ‘jusqu’à quand’ marque la question rhétorique. Le participe poskhim {פֹּסְחִים | pōs-ḥîm} capture la métaphore de l’hésitation, amplifiée par al shtei ha-seipim {עַל־שְׁתֵּי הַסְּעִיפִּים | ʿal šə-tê hā-sə-ʿî-pîm} ‘entre deux voies’. Les impératifs successifs lechu akharav {לְכוּ אַחֲרָיו | lə-kū ʾa-ḥă-rāw} ‘allez après lui’, pour SEIGNEUR Elohim puis pour Baal, construisent une structure binaire sans échappatoire. La clause ve-lo anu ha-am oto davar {וְלֹא־עָנוּ הָעָם אֹתוֹ דָבָר | wə-lō ʿā-nū hā-ʿām ʾō-ṯō dā-ḇār} ‘et le peuple ne lui répondit rien’ utilise le silence comme signe d’indécision. |