| 15. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur vattehi {וַתְּהִי | wat-tə-hî} 'et il y eut', un wayyiqtol marquant l’apparition soudaine d’un phénomène. Le nom charadah {חֲרָדָה | ḥă-rā-ḏāh} 'panique' est suivi des compléments prépositionnels ba-machaneh {בַמַּחֲנֶה | ba-ma-ḥă-ne} 'dans le camp', ba-sadeh {בַשָּׂדֶה | ba-śā-ḏeh} 'dans le champ' et u-ve-khol-ha-am {וּבְכָל־הָעָם | ū-ḇə-ḵol-hā-ʿām} 'dans tout le peuple', formant une énumération d’étendue. Les termes ha-matzav {הַמַּצָּב | ham-maṣ-ṣāḇ} et ve-ha-mashchit {וְהַמַּשְׁחִית | wə-ham-maš-ḥîṯ} constituent le sujet du parfait khardu {חָרְדוּ | ḥārəḏû} 'ils tremblèrent', renforcé par gam-hemah {גַּם־הֵמָּה | gam-hēmāh} 'eux aussi'. Vateirgaz {וַתִּרְגַּז | wa-tir-gaz} 'et elle trembla' met en relief la terre (ha-aretz {הָאָרֶץ | hā-ā-reṣ}). Enfin, vattehi le-kherdat Elohim {וַתְּהִי לְחֶרְדַּת אֱלֹהִים | wat-tə-hî lə-ḥer-daṯ ʾĕ-lō-hîm} attribue la cause au divin, générant un crescendo théologique. |