| 3. Exégèse Linguistique Le verbe vayishava‛ {וַיִּשָּׁבַע | way-yiš-šā-ḇaʿ} (Nifal wayyiqtol) ouvre le verset par une affirmation solennelle introduite par vav consécutif, signalant la continuité narrative. La redondance yadaʿ yadaʿ {יָדֹעַ יָדַע | yā-ḏōaʿ yā-ḏaʿ} renforce la certitude du propos. Le groupe matsati kheyn be‛eynekha exprime la cause sous forme de complément circonstanciel, juxtaposant le parfait Qal et le nom abstrait "grâce". La subordonnée interdite al yedaʿ zeh yehonatan s’appuie sur le jussif Qal pour formuler l’interdiction, et la conjonction pen marque la crainte d’une réaction émotionnelle. Le serment veulam ḥay Yahweh wə-ḥê napšekha combine deux asyndètes pour souligner la solennité du serment divin, tandis que la formule kə-pēšaʿ bēni u-bēn ham-mawet véhicule une métaphore illustrant la proximité extrême du danger. |