| 31. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre par vayhi {וַיְהִ֡י | wă-yə-hî}, marqueur traditionnel du Qal wayyiqtol introduisant la mise en place narrative. Kirʼot sarey harekhev {כִּרְאוֹת שָׂרֵי הָרֶכֶב | kir-ʼōṯ śā-rê hā-re-ḵeḇ} combine le préfixe כ־ et l’infinitif construct pour instaurer la circonstance temporelle « lorsque les chefs des chars virent ». La particule accusative et Yehoshafat {אֶת־יְהוֹשָׁפָט | ʼet yə-hō-šā-p̄āṭ} précise l’objet de l’action visuelle. L’interjection melekh Yisrael hu {מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל הוּא | me-leḵ yiś-rā-ʼêl hūʼ} déclenche la manœuvre stratégique formulée par vayasovu alav lehilakhem {וַיָּסֹבּוּ עָלָיו לְהִלָּחֵ֑ם | wă-yā-sō-ḇū ʼā-lāw lə-hil-lā-ḥēm}. Le cri de Josaphat est saisi par vayizʼaq {וַיִּזְעַ֤ק | wă-yiz-ʿaq}, immédiatement suivi de l’intervention divine par vayyhwh azar {וַֽיהוָ֣ה עֲזָר֔וֹ | wă-yə-hō-wāh ʼă-zā-rō} et vayasitem Elohim mimmenu {וַיְסִיתֵ֥ם אֱלֹהִ֖ים מִמֶּֽנּוּ | wă-yə-sî-ṯēm ʾĕ-lō-hîm mim-men-nū}, l’alternance du Qal et du Hiphil wayyiqtol soulignant le contraste entre l’action humaine et le secours souverain du SEIGNEUR. |