| 26. Exégèse Linguistique Le verset débute avec la locution adverbiale uvayyom {וּבַיּ֣וֹם | û-va-yôm} 'et au jour', encadrant temporellement l’action, suivie de l’ordinal harevii {הָרְבִעִ֗י | ha-rə-ḇî-ʿî} 'le quatrième' qui précise la séquence. Le verbe nifal nikhalu {נִקְהֲלוּ | niq-hă-lû} 'ils se sont rassemblés' (perfectif réflexif) souligne la mobilisation collective. La construction le‘emeq berakhah {לְעֵמֶק בְּרָכָה | lə-ʿê-meq bə-rā-ḵāh} 'dans la vallée de la bénédiction' associe vallée et bénédiction en qualificatif du lieu. Kî-šām {כִּי־שָׁם | kî-šām} 'car là' introduit la subordination causale, suivie du piel berakhu {בֵּרֲכ֣וּ | bê-ra-ḵû} 'ils ont béni', intensifiant l’acte cultuel. L’expression al-ken {עַל־כֵּ֡ן | ʿal-kēn} 'c’est pourquoi' marque la conséquence, reliée à kar‘u {קָֽרְא֞וּ | qā-rə-’û} 'ils appelèrent' qui forme la proposition principale. Le groupe et-šēm hamaqom hahu {אֶת־שֵׁ֨ם הַמָּק֥וֹם הַהוּא | ’et-šēm ha-mā-qôm ha-hū’} 'le nom de ce lieu-là' précise le toponyme, tandis que la reprise de vallée de la bénédiction, appuyée par ad-hayyom {עַד־הַיּֽוֹם | ʿad-ha-yôm} 'jusqu’à aujourd’hui', souligne la pérennité de cette désignation. En français, la succession temporelle, la coordination causale et la nomination explicite du lieu sont rendues de façon équivalente, sans diluer l’emphase toponymique. |