| 10. Exégèse Linguistique Le verset débute par un vav consécutif, vayyipšaʿ {וַיִּפְשַׁ֨ע | wayyip̄-šaʿ} ‘et il se révolta’, marquant l’irruption soudaine de l’action. Le syntagme miṯ-ḥaṯ yāḏ yə-hū-ḏā(h) {מִתַּחַת יַד־יְהוּדָה | miṯ-ḥaṯ yāḏ yə-hū-ḏā(h)} ‘sous la main de Juda’ exprime la domination par combinaison de préposition et construct. L’expression ʿaḏ ha-yōm ha-z-zeh {עַד הַיּוֹם הַזֶּה | ʿaḏ ha-y-yōm ha-z-zeh} souligne la continuité temporelle. L’emploi du yiqtol féminin, tip̄-šaʿ {תִּפְשַׁע | tip̄-šaʿ} ‘elle se révolta’, synchronise l’action de Libna aux événements précédents, renforcée par la reprise de miṯ-ḥaṯ yāḏō {מִתַּחַת יָד֑וֹ | miṯ-ḥaṯ yāḏō} ‘sous sa main’. Enfin, la conjonction kî {כִּי | kî} ‘car’ introduit la cause théologique avec ʿā-zāḇ ʾeṯ Yahweh ʾĕ-lō-hê ʾă-vo-tav {עָזַב אֶת־יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתָיו | ʿā-zāḇ ʾeṯ Yə-hō-wāh ʾĕ-lō-hê ʾă-vo-tav}, liant l’infidélité religieuse à la perte de légitimité politique. |