| 35. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre par vayehi {וַיְהִי | wa-yə-hî} « et il arriva », introduisant de façon caractéristique la narration consécutive par le vav consécutif. L’expression temporelle ba-layla ha-hu {בַּלַּיְלָה הַהוּא | ba-lay-lāh ha-hū} « cette nuit-là » précise le moment, suivie du verbe vayetze {וַיֵּצֵא | wa-yē-ṣē} « et il sortit », qui présente le sujet malakh Yahweh {מַלְאַךְ יְהוָה | malʾāḵ Yə-hō-wāh} « l’ange du SEIGNEUR » comme agent direct de l’action. Le verbe vayakh {וַיַּךְ | wa-yaḵ} « frappa » en Hifil souligne l’intervention divine active. La séquence numérique meah shmonim vachamishah elef {מֵאָה שְׁמוֹנִים וַחֲמִשָּׁה אָלֶף | mē-ʾāh šə-mō-nîm wa-ḥă-miš-šāh ʾe-lef} suit la structure additive hébraïque pour exprimer 185 000, renforçant la dimension impressionnante du jugement. Le verbe vayashkimu {וַיַּשְׁכִּימוּ | wa-yaš-qî-mū} « ils se levèrent tôt » prépare la découverte, introduite par vehineh kullam pegareem metim {וְהִנֵּה כֻלָּם פְּגָרִים מֵתִים | wə-hin-nēh kul-lām pə-gā-rîm mē-tîm} « et voici, tous étaient des cadavres morts », où la redondance des termes soulève l’horreur du carnage. La traduction française remet en ordre certains segments pour la clarté tout en préservant la progression narrative et la force impactante du texte hébreu. |