| 34. Exégèse Linguistique La structure narrative s’appuie sur l’enchaînement de vav consécutifs, débutant par wayyamlekh {וַיַּמְלֵךְ | way-yam-lēḵ} ‘et il fit régner’, qui marque l’action décisive de Paroh {פַּרְעֹה | par-ʿōh} dans la désignation d’Élyaqim. Le syntagme construct ben-yoshiyahu {בֶּן־יֹאשִׁיָּהוּ | ben-yō-ʾshi-yā-hû} identifie filiation et légitimité tandis que tachat {תַּחַת | ta-ḥat} ‘à la place de’ encode la substitution dynastique. L’hiphil wayyassev {וַיַּסֵּב | way-yas-sēḇ} ‘et il changea’ introduit la mise en œuvre du changement de nom, suivie de ve-et-yehoachaz {וְאֶת־יְהוֹאָחָ֣ז | wə-ʾet-yə-ho-ʾā-ḥāz} + laqach {לָקָ֔ח | lā-qaḥ} pour souligner la dépossession forcée de Joachaz. Les verbes wayyavo {וַיָּבֹא | way-yā-ḇōʾ} ‘et il alla’ et wayyamot {וַיָּמָת | way-yā-mōṯ} ‘et il mourut’ scandent le déplacement et la mort, le tout ancré par l’adverbe sham {שָֽׁם | šām} ‘là’, traduisant le destin funeste du roi déchu. |