| 18. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par deux formes verbales en vav consécutif, vayaʿan {וַיַּ֣עַן | wa-yyaʿan} 'il répondit' et vayomer {וַיֹּ֙אמֶר֙ | way-yō-mer} 'il dit', instaurant une alternance dynamique de locuteurs. Le syntagme prépositionnel el-ha’ishah {אֶל־הָ֣אִשָּׁ֔ה | ʾel-ha-ʾîš-šāh} 'à la femme' identifie clairement l’interlocutrice. La particule al-na {אַל־נָ֨א | ʾal-nāʾ} 's’il te plaît' cadre l’injonction royale, tandis que la proposition relative ’asher anokhi shoel otakh {אֲשֶׁ֥ר אָנֹכִ֖י שֹׁאֵ֣ל אֹתָ֑ךְ | ʾă-šer ʾānōḵî šō-ʾēl ʾō-ṭā-ḵ} 'que je te demande' précise le contenu de la requête. La reprise vatomer {וַתֹּ֙אמֶר֙ | wa-tṓ-mer} 'elle dit' et le jussif yedabber-na {יְדַבֶּר־נָ֖א | ye-dab-ber-nāʾ} 'parle s’il te plaît' soulignent la réponse polie de la femme, reflétant la structure dialogique et les codes de cour royale. |