| 12. Exégèse Linguistique Le verset débute par l’adverbe ulai {אוּלַ֛י | ʾû-lay} exprimant l’incertitude, suivi du verbe yir’eh {יִרְאֶ֥ה | yir-’eh} en imparfait Qal marquant une action potentielle de Yahweh {יְהוָ֖ה | Yə-hō-wāh}. La juxtaposition de be‘onyi {בעוני | bə-ʿō-ni} "dans ma misère" et de be‘eyni {בְּעֵינִ֑י | bə-ʿē-ni} "dans mes yeux" superpose l’accusatif d’objet et l’accusatif de perception pour intensifier la dimension vécue de l’épreuve. Le parallélisme entre veheshib {וְהֵשִׁ֨יב | wə-hê-šîv} et taḥat killatô {תַּ֥חַת קִלְלָת֖וֹ | ta-ḥat qi-llā-tô} met en relief l’opposition entre tovah {טוֹבָ֔ה | ṭô-vâ} et killatô, formant une antithèse entre bénédiction et malédiction. Les expressions temporelles hayom {הַיּ֥וֹם | ha-yôm} et hazzeh {הַזֶּֽה | ha-zê} encadrent l’espérance d’un bienfait dans le présent immédiat. |