| 2. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur le verbe vayomer {וַיֹּאמֶר | wa-yō-mer}, particule wayyiqtol marquant la progression narrative, suivi du nom hamelekh {הַמֶּלֶךְ | ham-me-lekh} (« le roi »). La question ma-elleh lakh {מָה־אֵלֶּה לָּךְ | mā-ʾêl-leh lāḵ} combine le pronom interrogatif ma {מָה | mā} et le démonstratif elleh {אֵלֶּה | ʾêl-leh}, littéralement « que sont ceux-ci pour toi ? ». Dans la réponse, les objets sont juxtaposés puis suivis de leurs infinitifs circonstanciels (lirkov {לִרְכֹּב | lir-kōv}, ulehal-chem {ולהלחם | ve-lā-ḥe-lem}, leekhol {לֶאֱכֹל | le-ʾe-khol}, lishtot {לִשְׁתּוֹת | li-štōṯ}) introduits par des prépositions de but. La coordination par vav (vehalekhem, vehakayitz, vehayayin) crée l’effet d’accumulation typique de l’hébreu biblique. Les états construits lebeit-hamelekh {לְבֵית־הַמֶּלֶךְ | lə-ḇêṯ-ham-me-lekh} et hanaarim {הַנְּעָרִים | han-nə-ʿā-rîm} désignent les bénéficiaires (institution royale, jeunes serviteurs), tandis que la désignation hayaef {הַיָּעֵף | ha-ya-ʿêf} souligne l’état du voyageur dans le désert (bamidbar {בַּמִּדְבָּר | ba-mid-bar}). En français, la structure infinitive circonstancielle et la répartition des compléments conservent l’effet de liste et clarifient les rôles. |