| 22. Exégèse Linguistique Le récit commence par vayattu {וַיַּטּ֧וּ | way-yaṭ-ṭū} 'et ils dressèrent', un wayyiqtol introduit par vav consécutif pour enchaîner l'action. Le syntagme le-Avshalom {לְאַבְשָׁל֛וֹם | lə-ʾav-šā-lōm} 'pour Absalom' marque un complément de bénéficiaire. Ha-ohel {הָאֹ֖הֶל | hā-ʾō-hel} 'la tente' est le COD défini, suivi du complément de lieu ʿal ha-gag {עַל־הַגָּ֑ג | ʿal ha-gāg} 'sur le toit'. Ensuite, vayavo {וַיָּבֹ֤א | way-yā-ḇōʾ} 'et il entra' resubjectivise Absalom pour souligner sa responsabilité personnelle. Le déplacement est indiqué par ʾel pilegshei aviv {אֶל־פִּֽלַגְשֵׁ֣י אָבִ֔יו | ʾel pi-laḡ-šê ʾā-ḇîw} 'vers les concubines de son père'. Enfin, le-eynei kol Yisrael {לְעֵינֵ֖י כָּל־יִשְׂרָאֵֽל | lə-ʿê-nê kol yis-rā-ʾēl} 'aux yeux de tout Israël' souligne la dimension publique de l'acte. Cette structure binaire (installation puis action) met en relief le contraste politique et l'humiliation infligée. |