| 18. Exégèse Linguistique La narration utilise une série de formes wayyiqtol avec vav consécutif pour enchaîner rapidement les actions. Elle débute par vayyar {וַיַּרְא | wayyārʾ} ‘il vit’, puis l’accusatif otam {אֹתָם | ʾōtām} ‘eux’ identifie le groupe observé. Le substantif naar {נַעַר | naʿar} ‘jeune homme’ introduit le témoin avant la proposition causative vayagged {וַיַּגֵּד | wayyaggēḏ} ‘il rapporta’. La coordination de vayelkhu {וַיֵּלְכוּ | wayyēlḵû} ‘ils partirent’, shenehem {שְׁנֵיהֶם | šə-nê-hem} ‘les deux’ et meherah {מְהֵרָה | mə-hē-rāh} ‘hâtivement’ souligne la précipitation. L’infinitif el {אֶל־ | ʾel} ‘vers’ suivi de beit-ish bevachurim {בֵּית־אִישׁ בְּבַחוּרִים | bêṯ-ʾîš bə-ḇa-ḥû-rîm} ‘maison d’un homme à Bachurim’ sert de complément de lieu. La proposition conjonctive velo beer bahatsero {וְל֥וֹ בְאֵר בַּחֲצֵר֖וֹ | wə-lō bə-ʾêr ba-ḥa-ṣê-rô} ‘et pour lui un puits dans sa cour’ précise le contexte, et vayyeredu {וַיֵּרְדוּ | wayyērəḏû} ‘ils descendirent’ avec sham {שָֽׁם | šām} ‘là’ clôt la scène. Cet enchaînement de vav consécutif crée un rythme soutenu qui traduit l’urgence de la fuite. |