| 26. Exégèse Linguistique Le verset commence par le waw consécutif vayomer {וַיֹּאמֶר | wa-yō-mer} ‘et il dit’, qui introduit directement le discours direct sans conjonction subordonnante, marquant une transition narrative vive. L’adresse adoni hamelekh {אֲדֹנִי הַמֶּלֶךְ | ʾă-ḏō-nî ham-me-leḵ} ‘mon seigneur le roi’ établit la relation de pouvoir par un groupe nominal défini. La proposition rimani {רִמָּנִי | rim-mā-nî} ‘il m’a trompé’ est reliée à la justification par la conjonction causale ki-amar {כִּי־אָמַר | kî-ʾā-mar} ‘car il a dit’. Suit une série de verbes imperfectifs asyndétiques (echbesshah-li hachamor ve-erkav aleiha ve-elekh {אֶחְבָּשָׁה־לִּי ...}, ‘j’attacherai l’âne pour moi, je le monterai et j’irai’), renforçant l’enchaînement rapide des intentions. Le sujet direct est mis en relief par le marqueur et-hamelekh {אֶת־הַמֶּלֶךְ | ʾet-ham-me-leḵ} ‘le roi’. Enfin, la clause finale ki pisseach avdekha {כִּי פִסֵּחַ עַבְדֶּךָ | kî pis-sē-aḥ ʿav-də-ḵā} ‘car ton serviteur est boiteux’ réaffirme la cause de la défection, l’adjectif pisseach soulignant la condition physique. |