| 12. Exégèse Linguistique L’ordre narratif débute avec le nom propre amasa {וַעֲמָשָׂ֛א | wa-ʿămāsā} 'Amasa', suivi du participe niphal mitgolel {מִתְגֹּלֵ֥ל | mit-gōlêl} 'se rouler', qui insiste sur la souffrance réflexive. L’expression ba-dam {בַּדָּ֖ם | ba-dām} 'dans le sang' précède la localisation be-tokh hamesilah {בְּתוֹךְ הַֽמְסִלָּ֑ה | bə-tōkh ham-miselāh} 'au milieu de la route', soulignant l’obstacle formé par le corps. La structure way-yarʼ ha-ʼîš ki-ʿāmad kol-ha-ʿam {וַיַּ֨רְא הָאִ֜ישׁ כִּֽי־עָמַד כָּל־הָעָ֗ם | way-yarʼ ha-ʼîš ki-ʿāmad kol-ha-ʿam} unit cause et effet (l’homme vit que tout le peuple s’arrêta), préparant l’intervention. Le verbe way-yassev et le syntagme et-ʿamāsā min-ham-miselāh ha-ssādeh {וַיַּסֵּב אֶת־עֲמָשָׂא מִן־הַֽמְסִלָּ֤ה הַשָּׂדֶה | way-yassev ʼet-ʿamāsā min-ham-miselāh ha-ssādeh} 'détourna Amasa hors de la route vers le champ' décrit le déplacement du corps. L’acte de dissimulation ressort de way-yashlêkh ʻālav beged {וַיַּשְׁלֵ֤ךְ עָלָיו בֶּגֶד | way-yashlêkh ʻālav beged} 'jeter sur lui un vêtement'. Enfin, la proposition ka-ʼašer rāʼā kol-ha-bbāʼ ʻālav wə-ʿāmad {כַּאֲשֶׁ֣ר רָאָ֔ה כָּל־הַבָּ֥א עָלָ֖יו וְעָמָֽד | ka-ʼašer rāʼā kol-ha-bbāʼ ʻālav wə-ʿāmad} 'lorsqu’il voyait que tous ceux qui arrivaient s’arrêtaient' souligne la réaction des passants et clôt la scène. |