| 9. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec la conjonction hos de {ὡς δέ | hōs dé} « lorsque, mais », qui marque un lien contrastif avec le contexte antérieur. Le sujet implicite tines {τινές | tínes} « quelques-uns » gouverne deux imparfaits coordonnés esklerynonto {ἐσκληρύνοντο | es-klē-rý-non-to} « s’endurcissaient » et epeithoun {ἠπείθουν | ē-peí-thoun} « refusaient de croire », décrivant une obstination croissante. Le participe kakologountes {κακολογοῦντες | kakolo-goûn-tes} « parlant en mal » prend pour objet ten hodon {τὴν ὁδόν | tēn ho-dón} « la voie », terme technique du mouvement chrétien primitif, et la locution enopion tou plethous {ἐνώπιον τοῦ πλήθους | enṓ-pi-on toû plḗ-thous} « devant la foule » situe l’opposition dans un cadre public. Le participe apostas {ἀποστὰς | a-po-stás} « s’étant retiré » prépare l’action principale aphorisen {ἀφώρισεν | a-phṓ-ri-sen} « il sépara », dont l’objet direct est mathetas {μαθητὰς | ma-thē-tás} « les disciples ». La formule temporelle kath’ hemeran {καθ’ ἡμέραν | kath’ hē-mé-ran} « chaque jour » associée à dialegomenos {διαλεγόμενος | di-a-le-gó-me-nos} « discutant » souligne la continuité pédagogique, et l’expression en te schole tyrannou {ἐν τῇ σχολῇ Τυράννου | en tē skho-lḗ Turán-nou} « dans l’école de Tyrannus » précise le lieu, espace mis à disposition pour enseigner. |