| 9. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec le verbe impersonnel egeneto {ἐγένετο | egéneto} d’aoriste moyen, typique du récit, qui marque l’apparition soudaine d’un événement. Le syntagme kraugḗ megálē {κραυγὴ μεγάλη | kraugḗ megálē} ‘grand cri’ est au nominatif et constitue le sujet, soulignant l’intensité de la réaction. Le participe anastántes {ἀναστάντες | anastántes} ‘s’étant levés’ précède le syntagme nominal tínes tōn grammatéōn tou mérous tōn Pharisaiōn {τινὲς τῶν γραμματέων τοῦ μέρους τῶν Φαρισαίων | tínes tōn grammatéōn tou mérous tōn Pharisaiōn}, où les génitifs emboîtés expriment la hiérarchie du groupe (scribes appartenant à la faction des Pharisiens). Le verbe principal diemáchonto {διεμάχοντο | diemáchonto} ‘discutaient vivement’, à l’imparfait moyen-déponent, traduit une controverse prolongée, tandis que le participe légontes {λέγοντες | légontes} introduit la parole rapportée. Dans Oudén kakón heurískomen en tō̂ anthrṓpō toútō {Οὐδὲν κακὸν εὑρίσκομεν ἐν τῷ ἀνθρώπῳ τούτῳ | Oudén kakón heurískomen en tō̂ anthrṓpō toútō}, ouden et kakón forment objet et attribut, et la préposition en situe le jugement ‘en cet homme’. La clause conditionnelle ei dé pneûma elálēsen autō̂ ḗ ángelos {εἰ δὲ πνεῦμα ἐλάλησεν αὐτῷ ἢ ἄγγελος | ei dé pneûma elálēsen autō̂ ḗ ángelos}, sans apodose explicite, sous-entend qu’une parole surnaturelle serait tout aussi digne de considération. Les reconstructions françaises conservent respectivement la structure serrée du grec dans le formel et privilégient une expression plus vivante et segmentée dans le dynamique. |