| 4. Exégèse Linguistique Le verset débute par la particule efes {אֶ֕פֶס | ʾê-p̄es} 'toutefois', marquant une exception. L’expression lo-yihyeh-bekha evyon {לֹ֥א יִֽהְיֶה־בְּךָ֖ אֶבְי֑וֹן | lōʾ yi-hyĕh-bə-khā ʾe-ḇyōn} 'il n’y aura pas de pauvre parmi toi' met en relief l’absence totale de pauvreté. Le double ki {כִּ֛י…כִּֽי־ | kî…kî-} 'car…car' introduit la cause, qui se concrétise dans ba-rekh yi-va-rekh-kha {בָרֵ֤ךְ יְבָֽרֶכְךָ֙ | bā-rēkh yə-bā-re-ḵe-ḵā} 'bénir…il te bénira', où l’infinitif absolu intensifie l’action divine. La proposition relative asher…noten-le-kha…nachalah {אֲשֶׁר…נֹֽתֵן־לְךָ֥…נַחֲלָ֖ה | ʾă-šer nō-ṯēn-lə-khā na-ḥă-lāh} 'que…donne…héritage' spécifie le pays comme don héréditaire, et l’infinitif construct le-rish-tah {לְרִשְׁתָּֽהּ | lə-riš-tāh} 'pour la posséder' souligne la finalité de cette donation, renforçant le lien de cause à effet entre bénédiction et absence de pauvreté. |