| 15. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la conjonction conditionnelle ki {כִּֽי־ | kî} ‘si’, qui introduit une hypothèse légale. Le parfait élidé yāldû-lô {וְיָֽלְדוּ־ל֣וֹ | wə-yālḏû-lô} ‘elles lui ont enfanté’ exprime l’action achevée de chacune des épouses. L’opposition ha’akhat…veha’akhat {הָאַחַת…וְהָאַחַת | hā-ˀa-ḥaṯ wə-hā-ˀa-ḥaṯ} “la première…et la seconde” structure la tension affective renforcée par les participes ahuvah {אֲהוּבָה֙ | ʾă-hû-ḇā(h)} et senuah {שְׂנוּאָ֔ה | śə-nû-ʾā(h)}. Le segment vehayah haben habekhor laseni’ah {וְהָיָ֛ה הַבֵּ֥ן הַבְּכ֖וֹר לַסְּנִיאָֽה | wə-hā-yāh ha-bên ha-bə-ḵōr laś-śə-nî-ʾā(h)} souligne l’effet de suspension dramatique : l’aînesse revient ici à la femme détestée malgré la préférence initiale. |