| 21. Exégèse Linguistique Le verset suit une structure narrative séquentielle, introduisant d’abord l’action humaine avec vayet {וַיֵּ֨ט | way-yēṭ} “et il étendit” et l’intervention divine par vayolekh {וַיּ֣וֹלֶךְ | way-yō-leḵ} “et il fit aller”, deux formes wayyiqtol soulignant l’enchaînement causatif. La préposition ʿal {עַל־ | ʿal} suivie du marqueur d’objet direct ʾet {אֶת־ | ʾet} encadre le complément direct “la mer”. L’expression be-ruaḥ qadim ʿazzāh {בְּר֨וּחַ קָדִ֤ים עַזָּה֙ | bə-rû-aḥ qā-ḏîm ʿaz-zāh} combine préposition, nom et adjectifs pour décrire un vent directionnel et impétueux. Kol hallailah {כָּל־הַלַּ֔יְלָה | kol hal-lai-lāh} marque la durée continue. Yāsem {וַיָּ֥שֶׂם | way-yā-śem} indique la transformation de l’eau en terre sèche, et yibbāqeu hamayim {וַיִּבָּקְע֖וּ הַמָּֽיִם | way-yib-bā-qə-ʿū ha-mā-yim} avec valeur passive souligne la souveraineté divine dans la séparation des eaux. La traduction rend compte de ces enchaînements et de l’alternance entre actions humaines et acte miraculeux. |