| 16. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par vayhi {וַיְהִי | way-hî} 'et il arriva', un vav consécutif marquant l’enchaînement narratif. La locution bayom hashelishi {בַיּוֹם הַשְּׁלִישִׁי | ba-yôm ha-šəlîšî} fixe le cadre temporel 'au matin du troisième jour', suivie de l’infinitif construct bihyot haboqer {בִּהְיֹת הַבֹּקֶר | bihyōṯ ha-bōqer} soulignant l’antériorité de l’événement. Le groupe coordonné kolot uveraqim {קֹלֹת וּבְרָקִים | qōlōṯ u-və-rāqîm} associe sons et éclairs dans une progression cumulative, renforcée par l’adjectif kaved {כָּבֵד | kāvēḏ} appliqué à anan {עָנָן | ʿānān} pour insister sur la densité de la nuée. La tournure vekol shofar chazak meod {וְקֹל שֹׁפָר חָזָק מְאֹד | wə-qōl šōfār ḥāzāq məʾōḏ} combine un substantif et un adverbe pour accentuer l’intensité sonore. Enfin, la proposition relative vayekherad kol-ha-am asher bammachaneh {וַיֶּחֱרַד כָּל־הָעָם אֲשֶׁר בַּמַּחֲנֶה | way-ye-ḥĕ-rad kōl-ha-ʿām ʾăšer ba-ma-ḥă-nêh} exprime la réaction collective, soulignant le choc du peuple. |