| 30. Exégèse Linguistique L’exclamation mah {מָה | māh} ouvre le verset en soulignant l’indignation divine. Amulah libatekh {אֲמֻלָה לִבָּתֵךְ | ʾă-mu-lāh li-bā-tēkh} place la faiblesse du cœur en tête, point central de l’accusation. La formule neum adonai Yahweh {נְאֻם אֲדֹנָי יְהוִה | nə-ʾum ă-dō-nāy Yə-hū-wāh} identifie l’oracle prophétique et ses auteurs divins. Baasotekh et-kol-ʼelleh {בַּעֲשׂוֹתֵךְ אֶת־כָּל־אֵלֶּה | ba-ʿă-śō-ṯēkh ʾet-kol-ʾêlleh} forme une subordonnée temporelle exprimant la continuité de l’acte. La chaîne maaseh ishah-zonah shalatet {מַעֲשֵׂה אִשָּׁה־זוֹנָה שַׁלָּטֶת | ma-ʿă-seh ish-shā-zō-nāh shal-lā-tet} fonctionne comme jugement métaphorique, restitué par une forme participiale pour conserver la force de l’accusation. L’agencement hébreu, juxtaposant l’indignation initiale et la condamnation, structure le reproche en deux temps. |