| 45. Exégèse Linguistique Le verset mise sur le parallélisme et l’anaphore pour souligner l’accusation contre Israël. bat immekh {בַּת־אִמֵּךְ | ’immēḵ} ‘fille de ta mère’ établit l’identité métaphorique, puis goelet {גֹּעֶלֶת | gō‘elet} ‘qui rejette’ en participe actif Qal introduit une proposition relative descriptive. La coordination vaachot achotekh {וַאֲחוֹת אֲחוֹתֵךְ | wa-’ăḥôt ’ăḥôtēḵ} ‘et sœur de ta sœur’ fonctionne comme anaphore familiale, et asher {אֲשֶׁר | ’ăšer} ‘qui’ ouvre la subordonnée où le parfait gaalu {גָּֽעֲלוּ | gā‘ălû} ‘ont repoussé’ marque l’aspect achevé. La séquence immekhen chittit waavikhen emori {אִמְּכֶן חִתִּית וַאֲבִיכֶן אֱמֹרִי | ’imməḵen ḥittît wa-’ăḇîḵen ’ĕmōrî} ‘votre mère était une Hittite et votre père un Amoréen’ conclut la métaphore par une ancre historique. L’alternance participe–parfait renforce les dimensions présente et accomplie de l’allégation. |