| 16. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur ḥai-ani {חַי־אָ֗נִי | ḥay-ʾānî} « je suis vivant », formule solennelle attestant la véracité de l’oracle, suivie de neum {נְאֻם | nə-ʾum} « oracle » qui formalise le discours prophétique. La combinaison adonai Yahweh {אֲדֹנָי יְהוִה | ʾă-ḏō-nāy Yə-hō-wāh} instaure la double autorité divine avant la particule conditionnelle im-lo {אִם־לֹא | ʾim-lōʾ} « si ce n’est ». Suit une relative complexe centrée sur le roi (hammamlikh oto asher bazah … vaasher hefer …), enchaînant deux participes relatifs pour décrire son mépris du serment (alato {אָלָתוֹ | ʾā-lā-tō}) et la rupture de l’alliance (berito {בְּרִיתוֹ | bə-rî-tō}). La proposition finale yamut {יָמוּת | yā-mūṯ} « il mourra » situe la conséquence au cœur de Bavel {בָּבֶל | bā-ḇel}, soulignant l’inéluctabilité du jugement. La traduction française restitue l’enchaînement relatif et la solennité de l’oracle hébraïque tout en clarifiant la condition et la localisation de la sanction. |